
Monseigneur Jacques Habert, évêque de Bayeux et Lisieux
Par Ludovic Malot
Économiste et entrepreneur, président de l’association Souveraineté Suisse
À Dozulé, sur la Haute-Butte du Calvados, le fracas brutal des bulldozers a chassé le silence sacré de la prière. Là où des générations de croyants affluaient de toute la France et de l’étranger pour chercher le repentir et la paix, des chaînes, des cadenas et des engins de démolition s’érigent désormais en symboles d’une violence cléricale inouïe. En ordonnant la destruction et le comblement du bassin de purification, Monseigneur Jacques Habert, évêque de Bayeux et Lisieux, ne s’est pas contenté d’un acte d’autorité administrative : il a posé un geste de rupture irréparable, couronnant un demi-siècle d’acharnement méthodique pour étouffer le message de la Croix Glorieuse.
Cinquante procès-verbaux : la vérité face au déni de l’institution
L’affaire de Dozulé ne repose ni sur des rumeurs, ni sur un égarement passager. Entre 1972 et 1978, Madeleine Aumont, mère de famille reconnue pour son effacement et sa droiture, reçoit une série d’apparitions et de locutions du Christ. Ces événements sont consignés avec une minutie quasi notariale dans cinquante procès-verbaux officiels, dressés sous l’autorité spirituelle de l’abbé Victor L’Horset, curé de la paroisse, et attestés par les religieuses présentes.
Le message est un appel universel d’une clarté absolue : conversion des cœurs, prière incessante, miséricorde et annonce du retour glorieux du Christ pour préserver l’humanité de l’autodestruction. Les demandes célestes sont d’une précision chirurgicale :
- Dès la 19ᵉ apparition, le 3 avril 1974, c’est l’Archange Saint Michel lui-même qui ordonne la construction d’un bassin de purification doté de trois marches et de dimensions rigoureuses.
- Lors de la 47ᵉ apparition, le Christ met en garde contre les pièges à venir, avertissant que de mauvais esprits viendraient rôder autour de Madeleine sous l’apparence d’anges de lumière pour corrompre l’œuvre.
Pourtant, au mépris de toute équité pastorale, aucune véritable enquête canonique contradictoire n’a jamais été menée, et Madeleine Aumont n’a jamais été formellement interrogée par les commissions épiscopales sur le contenu de ces procès-verbaux. Dès 1982, Jean Stiegler fonde une association pour préserver ces archives, défendre les témoins et relayer l’espérance du message. Refusant catégoriquement de se soumettre aux intimidations des prélats qui lui intimaient de se taire, il s’est attiré les foudres successives de Mgr Badré et de Mgr Habert, rappelant avec force qu’en tant que laïc, il n’avait aucun ordre d’obéissance aveugle à recevoir d’ecclésiastiques engagés dans l’étouffement délibéré de la vérité divine.
Le rapport étouffé, la captation foncière et les persécutions d’État
Face à l’afflux des fidèles, l’appareil diocésain a immédiatement cherché à neutraliser le sanctuaire. Monseigneur Badré mandate alors Gérard Cordonnier – ingénieur général du Génie maritime, polytechnicien et scientifique d’une rigueur incontestable – pour mener une enquête approfondie de neuf mois. Les conclusions de Cordonnier sont sans appel : la cohérence des faits est totale, l’authenticité spirituelle manifeste et toute hypothèse de supercherie exclue. Jugé dangereux pour la ligne officielle, le rapport est immédiatement enterré par l’évêché, contraignant l’ingénieur à le publier lui-même pour briser l’omerta.
Dès lors, la hiérarchie cléricale s’est engagée dans des manœuvres de captation et une campagne féroce de discrédit. Les époux Avoyne avaient expressément rédigé un testament olographe pour léguer les parcelles directement au Saint-Siège, excluant formellement l’évêché et déshéritant leurs héritiers de cette portion de terre bénie. Pour faire main basse sur le site, le diocèse a d’abord exploité un vice de forme – la signature conjointe sur un même feuillet – avant que la commission diocésaine ne pousse les héritiers déshérités à refaire un acte à son profit exclusif. L’acte notarié dressé par Maître Kichichian a ainsi comporté une mention de sincérité mensongère affirmant qu’aucune contre-lettre ne contredisait l’acte, alors même que l’exclusion formelle de l’évêché et l’existence du testament initial étaient parfaitement connues.
Pour salir moralement les témoins, le clergé a orchestré des calomnies continues : les évêques et leurs relais ont accusé mensongèrement l’association et les fidèles d’avoir acheté la butte à prix d’or à de viles fins mercantiles et d’enrichissement personnel – une pure invention destinée à souiller leur probité. Pire encore, une véritable collusion s’est mise en place entre l’évêché (de Mgr Badré à Mgr Habert) et certains agents de l’État : dénonciations frauduleuses et calomnieuses auprès de l’administration fiscale, déclenchant une avalanche de contrôles fiscaux ciblés notamment contre Jean Stiegler dans le seul but de l’intimider et de le contraindre au silence.
Cette hostilité systématique a trouvé plus tard le renfort du Dicastère pour la Doctrine de la Foi à Rome, sous la direction du cardinal Víctor Manuel Fernández, dont les publications sulfureuses et les choix doctrinaux ont achevé de verrouiller le dossier au Vatican.
Le coup de force de 2026 : Mgr Habert devant l’Histoire
La décision récente de Monseigneur Jacques Habert constitue le paroxysme de cette trahison. Excédé par la venue incessante de foules de pèlerins français et étrangers sur la colline, l’évêque a prétendu agir sur ordre de Rome pour justifier l’injustifiable. C’est un mensonge éhonté : le souverain pontife n’a jamais ordonné la destruction du bassin. Mgr Habert a délibérément instrumentalisé l’autorité vaticane pour exécuter son coup de force.
Ce geste iconoclaste a suscité une riposte immédiate. Dans une lettre ouverte cinglante, Jean Stiegler a directement interpellé le prélat :
« Monseigneur, vous avez mandaté aujourd’hui une entreprise de démolition pour détruire le bassin sur la butte de Dozulé, creusé sur l’ordre du Christ pour la purification des croyants. Vous avez mis chaînes et cadenas pour empêcher la prière au pied de la Croix. Il vous reste à faire scier la Croix après avoir empêché les fidèles de venir se repentir.
Vous avez suivi aveuglément, et amplifié les mensonges et les calomnies de Mgr Badré (…). Jeanne d’Arc a dit à l’évêque Cauchon : « Évêque, je meurs par vous ! ». Mais à vous, Jacques Habert, des millions de gens diront bientôt : « Vous auriez pu nous transmettre les promesses du Christ, vous nous avez trompés ! Évêque, nous mourrons par vous ! » »
L’apostasie institutionnelle et l’illusion du cadenas
Comment expliquer un tel acharnement d’évêques contre la piété de leur propre troupeau ? Pour des prélats rationalistes comme Badré ou Habert, le surnaturel chrétien et la transcendance divine sont évacués, réduits à de simples phénomènes paranormaux ou préternaturels. Cet effacement de la verticalité spirituelle trahit l’infiltration profonde d’une idéologie maçonnique au sein de l’appareil ecclésiastique.
Sous l’influence délétère du Grand Orient de France et de loges qui ont fait de la laïcité une religion d’État de substitution – comme l’a jadis théorisé Vincent Peillon – s’orchestre la haine méthodique de la religion catholique traditionnelle, du peuple fidèle et de l’ordre transcendant. L’apostasie générale, le silence complice devant les profanations et les destructions d’églises trouvent ici leur parfaite illustration : un épiscopat soumis aux mots d’ordre sécularistes, préférant aligner l’Église sur le monde plutôt que de proclamer le salut du Christ.
À l’image des grands veilleurs de la chrétienté – tel Saint Nicolas de Flüe qui, depuis sa cellule du Ranft, rappelait aux puissants que la paix véritable ne se bâtit que sur l’obéissance divine et la prière – le message de Dozulé s’adresse à la conscience des peuples et non aux calculs des chancelleries. L’histoire sainte enseigne que les grandes manifestations de foi n’ont jamais attendu le sceau des bureaucraties pour vivre ; elles ont presque toujours grandi sous la persécution de leur propre clergé.
Les bulldozers de Monseigneur Habert ont pu combler de la terre et sceller des grilles, ils ne combleront jamais la soif de transcendance ni n’éteindront la ferveur des âmes qui montent sur la Butte de Dozulé.

