MALOT/CLAVEL

La religion victimaire, la police sémantique, la novlangue contemporaine de George Orwell

Thomas Clavel enseigne le français en banlieue parisienne, dans le fameux “neuf trois” et ce depuis plus de dix ans. Il affirme que c’est dans un premier temps par la force des choses, puis par plaisir et conviction qu’il est resté en poste dans un collège d’éducation prioritaire. Il y a publié un recueil de nouvelles l’an dernier, Les Vocations infernales (aux éditions L’Harmattan) et son premier roman, Un Traître mot, vient de paraître aux éditions de La Nouvelle Librairie. Ce dernier livre dénonce la dérive de la novlangue contemporaine qui s’est propagée dans les médias, la politique.

La novlangue est un instrument de destruction intellectuelle, une arme psychologique et pernicieuse que les médias de masse relayent avec leurs locuteurs favoris ce qu’appelle Pierre Tévanian “les éditocrates multicartes” comme Alain Duhamel, Laurent Joffrin, Jacques Attali, Bernard-Henri Lévy, Alexandre Adler, Christophe Barbier, Nicolas Baverez, Caroline Fourest, Jacques Marseille, Jacques Julliard, Philippe Val et une poignée d’autres qui monopolisent la scène médiatique et qui sont devenus, que nous le voulions ou non, les ténors de « l’air du temps ».

L’Euphémisation au coeur de cette novlangue signifie éthylogiquement la “positivité” du négatif – par exemple un crime de sang se transforme en “règlement de compte” un “génocide” comme un programme eugénique.

La novlangue vise la destruction de la pensée, de la réflexion par la limitation et la confusion des mots ce dont George Orwell évoquait dans son roman 1984. Exemples:

Licenciement collectif: on parle de “plan social”

L’armée américaine ou Israélienne bombardent une population : on parle de “frappe, d’incursion”

Un policier abat un jeune homme en fuite d’une balle dans le dos : c’est une simple « bavure » et non un homicide.

La police cogne sur des manifestant-e-s : ce n’est qu’une « intervention musclée »

Dans cet interview et à travers son roman avec Maxence comme personnage principal, Thomas Clavel dénonce l’idéologie, la religion victimaire qui sévit dans notre pays et ailleurs.

un traître mot thomas clavel

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